En accompagnement, voici les convictions qui me guident :

• Franc et direct plutôt qu’allusif
• L’humain avant les process
• La créativité avant l’effort brut
• Le changement plutôt que la tradition
Des convictions : oui… Mais pas sans valeurs !
Je préfère parler de convictions plutôt que de valeurs pour plusieurs raisons :
Les valeurs « universelles » de l’accompagnement ne sont pas optionnelles
Intégrité, bienveillance, générosité, honnêteté, écoute, empathie, etc. La liste des valeurs nécessaires à un accompagnement (mais en fait à toute relation !) qui soit éthique est longue. Même si d’un professionnel de l’accompagnement à l’autre elles s’expriment différemment, ces valeurs sont pour moi un prérequis et non des préférences personnelles.
Nos convictions en disent plus sur nous que ces valeurs universelles
Chacun d’entre nous à ancré en soi des convictions fortes qui colorent nos comportements. Ainsi en partageant mes convictions avec vous, vous en saurez bien plus sur moi qu’aux travers de valeurs universelles. Ma personnalité, mon style, ma façon de faire en général sont très fortement influencés par mes convictions. Elles sont en quelque sorte ma boussole en accompagnement.
En partageant mes convictions, je vous donne accès à certaines facettes de ma personnalité… Ce qui vous donnera envie d’aller plus loin ensemble… ou pas !
Voici mes convictions
Franc et direct plutôt qu’allusif avec respect et empathie
Ma première conviction concerne la communication. Je trouve que nous consommons une énergie importante à « tourner autour des sujets » plutôt que d’en parler de façon directe et respectueuse.
On retrouve ici la notion de sécurité psychologique : les désaccords ne posent pas de soucis s’ils ne poussent pas les interlocuteurs au conflit. Savoir se dire les choses est donc pour moi essentiel. Pour cela, il est également essentiel d’avoir recours à notre empathie pour mesurer l’impact émotionnel de notre communication et donc l’adapter avec justesse.
L’humain avant les process pour éviter de sur-contraindre
Face à une situation à améliorer, je garde en tête que les process sont une solution mais que cela ne doit pas se faire au détriment de l’humain.
Les process (et méthodes et outils) sont des éléments de cadre. On définit les comportements qui sont dans le process / cadre et donc ceux hors du process / cadre. Puisqu’on agit sur les comportements, on agit sur ce que vivent les personnes. Il faut donc agir avec justesse.
Pour moi, il est donc important de garder en tête que chaque amélioration de process ne passe pas nécessairement par une modification de celui-ci. Il est possible de sensibiliser, responsabiliser, former, etc. pour développer l’autonomie par exemple.
Poussée à l’extrême, la « pratique du process » mène à ce que Isaac Getz appelle manager pour les 3%. C’est à dire la mise en place d’éléments de process pour contraindre les 3% « d’irréductibles »… ce qui conduit à sur-contraindre les 97% favorables… et donc à une baisse de performance et de bien-être pour 97% des personnes !
La créativité avant l’effort brut : faire différemment pour simplifier le travail à accomplir
Tout le monde à déjà vu ce cartoon avec des personnages qui refusent de remplacer les roues carrées de leur charrette par des roues rondes. Je ne la remettrai pas ici ! D’autant que je trouve que ce cartoon a un peu dévoyé l’idée car il laisse à penser que savoir s’arrêter temporairement est une évidence. Or, j’ai pu observer que, dans les cas subtils ou sous stress, il est loin d’être évident de faire cette pause salvatrice.
J’ai également observé que face à du travail à accomplir, il existe deux types de comportements :
- Certaines personnes investissent le quoi du travail puis accomplissent leur tâche jusqu’à la fin
- D’autres personnes, moins courantes, analysent le quoi puis rapidement se demandent si la méthode de travail est adaptée. Elles peuvent alors remettre en cause le comment du travail s’il s’avère qu’il n’est pas optimum.
Vous aurez deviné où je considère me situer ! Avec les années, j’ai développé cette tendance naturelle et aujourd’hui je l’exprime comme une conviction : pour l’amélioration d’une situation, je fais systématiquement appelle à ma créativité pour identifier s’il est possible de faire différemment pour simplifier le travail à accomplir.
Le changement plutôt que la tradition en tenant compte des peurs et résistances
En lien avec ma conviction précédente, je sais que je suis très peu sensible à la tradition. Je me complais dans des environnements changeants. Et, j’ai constaté que ce n’est pas le cas de toutes les personnes. Notamment parce que les changements génèrent de la peur. Peur de la nouveauté et peur de la perte d’un état d’équilibre même si celui-ci n’est pas si confortable.
Avec le temps, j’ai donc appris que mettre en place un changement ce n’est pas seulement l’appréhender du point du vue de la performance. Pour susciter l’adhésion, Il est primordial de prendre en compte les affects par rapport à la situation que l’on souhaite voir évoluer. C’est un nouvel exemple ou performance et bien-être doivent être pris en compte de façon globale pour apporter un résultat durable.
